La physionomie de l’Estuaire s’est considérablement transformée depuis l’Antiquité, les ports de Lavau-sur-Loire et de Rohars à Bouée restent les témoins de l’Histoire, liée à la Loire et à son activité d’échanges de marchandises.

Du Moyen Age, jusqu’au 19e siècle, le port de « Lavaux » est considéré comme le principal port des environs : tous les produits y transitent, embarquent et débarquent en provenance ou à destination du sud de la Bretagne. En 1852, le port est doté d’un quai, puis en 1872, il est prolongé par une jetée en pente douce et d’une cale à bestiaux pour faciliter les chargements et améliorer la capacité d’accostage. Un nombre important de pêcheurs professionnels viennent alors s’installer sur la commune, au plus près de ces eaux poissonneuses.

Rohars ne connaît son véritable essor qu’au Moyen Age. L’activité y est prospère grâce aux échanges commerciaux avec l’Espagne et à la construction navale. Le développement des transactions portuaires locales comme la pêche et l’agriculture intensifient son trafic, une cale enrochée est même reconstruite en 1860 pour ne plus être tributaire des marées.

Les grands travaux de dragage de la Loire, entrepris au 20e siècle pour concentrer les eaux du fleuve en un seul chenal et permettre la navigation de plus gros bateaux entre Nantes et Saint-Nazaire, ont accentué le phénomène naturel d’envasement progressif des ports de Lavau-sur-Loire et Bouée. Ils sont alors rejetés à plusieurs centaines de mètres du fleuve, comme fossilisés.

Si le temps et la végétation ont en partie dissimulé ou détruit les ouvrages liés à ces activités portuaires intenses, certaines traces prouvent leurs existences passées comme l’embarcadère de Lavau-sur-Loire avec ses anneaux d’amarrage.

Port de Lavau-sur-Loire N 47.30519 W 1.96433                                                                            Port de Rohars N 47.29339 W 1.92365